De fausses réalitées

De fausses réalitées
[[ Vous ne connaissez pas ma famille : les bagares, les cris, les coups, les allés-retour à l'hopial... je pensais que ça se passait comme ça dans toutes les familles. Le jour ou ma mère à voulu riposter contre mon père j'ai compris que c'était pas le cas... ]]

Pendant toute mon enfance les seuls souvenirs que je tiens de mon père ne sont pas les meilleurs. Ce qui est étange c'est que je ne me souviens pas de tout mais seulement de quelques petits détails... des odeurs, des bruits. Parfois j'entendais des bruits qui venaient de la cuisine ou du salon et je savais que lorsque je les entendaient les choses allaient bientôt tourner mal. Que les crient de mon père et les pleurent de ma mère commenceraient dans les minutes qui suivirent. La première fois, dont je me souviens, ou je me suis levée le matin et j'ai trouvé ma mère couché sur un fauteuil du salon avec la lèvre fendue et une énorme bosse sur le front je ne devais pas avoir plus de 7 ans à cette époque. À la longue c'est un peu devenue mon quotidien. Les bruits qui me fesaient peur étaient maintenant devenus familiers, les odeurs de bière et de sang étaient devenus pour moi une habitude.
Quand j'étais enf
ant, je croyais que ça se passait comme ça dans toutes les familles. Je croyais que tout le monde vivait ça et que c'est pour cette raison que personne n'en parlait jamais, parce que c'était normal et qu'il n'y avait rien a en dire. Ça a pris plusieurs années et plusieurs allés-retours à l'hopital avant que je comprenne que ce n'était pas ainsi que ça se passait partout dans le monde. Personnellement je suis allée bien souvent à l'hopital moi aussi à cause de ça. Mon compte de médicaments et de tout ce qui vient avec je l'ai eu avant même d'atteindre l'âge de 12 ans. À cette époque je vivais cloitrée dans ma famille. Je sortais pour aller à l'école et c'était pas mal tout. Je n'invitais jamais personne parce que j'avais moi même peur de mon père. Bien que je me disais que tout le monde vivait ça je ne voulais pas imposer les foudres de mon père à une autre personne, on était déjà assez de ma famille dans la merde.
Un jour m
a grande soeur à commencé à sortir avec des amis, elle a eu un petit copain et tout. Ça se passait bien. Et un jour le père d'une de ces amis est mort suite d'une crise cardiaque je crois. J'étais avec elle le soir même où elle l'a su. Et je l'ai vue fondre en larme dans les bras de ma mère. Je l'ai vue s'écrouler de douleur parce qu'elle venait de perdre son père. Soudain j'ai pensé que si c'était mon père qui devait mourir, ça ne changerait en rien ma Vie. Je ne serais ni triste, ni anéanti comme elle. En fait, je me suis même demandé si je ressentirais quelque chose. J'ai passé la soirée dans notre salon à la voir pleurer et à l'entendre parler des souvenirs qu'elle avait de lui... et c'est là que j'ai compris qu'il n'avait jamais levée la main sur elle, qu'il ne l'avais jamais envoyé à l'hopital ni elle ni sa mère. Au courant de cette soirée j'ai compris que ce n'était pas normal. Je devais avoir environs 14 ans quand ça s'est passé. Son père est mort durant les vacances de Noël. Pour nous c'était le moment le plus pénible. Pour moi, chaque année, je redoutais les vacances de Noël chez moi parce que je n'ai jamais aimé le temps de fêtes et cette année je les redoute encore même s'il n'est plus là. Quand mon père frappait ma mère elle ne disait rien avant. Quand c'était moi je ne disais rien non plus. Mais ma grande soeur elle avait comprit depuis longtemps que c'était pas normal alors elle répliquait. Je ne comprenais pas pourquoi elle le fesait mais durant ces vacances, pour la première fois que je souvienne, j'ai entendu ma mère répliquer aux actes de mon père. Je me souviens de l'avoir entendu dire que c'était pas normal qu'on ait peur de lui. Que les autres enfants aimaient leur père mais que nous on en avait peur. Quand je l'ait entendu dire ça.. j'ai vite fait le lien avec mon amie et là... j'ai compris que tout le monde ne vivait pas dans la terreur et dans la douleur.
Plus
tard je suis retournée à l'école quand les vacances étaient terminées et j'était différente. J'avais peur que les gens découvrent ce qui se passait chez moi parce que j'avais enfin compris que c'était pas normal. J'avais peur que ça se voit, j'avais peur que les gens s'en rendent compte juste en me regardant. Je n'ai jamais rien dit à personne. J'ai commencé à me renfermer sur moi même. Je sentais tout ça bouillir en moi. J'avais envie d'en parler mais j'avais peur de revenir chez moi et de retrouver ma mère morte dans la cuisine si je parlais. Durant tout mon secondaire j'ai tenu ma langue. Un jour la directrice de mon école secondaire m'a fait venir à son bureau. J'ai un problème avec l'autorité, je suis attirée par les hommes émotionnellement immature, je suis autodestructrice... je suis un peu tout ça à la fois... alors pour moi me retrouver enfermer dans un bureau clos avec ma directrice était de la véritable torture. J'avais peur qu'elle lise en moi et qu'elle comprenne ce qui se passait. Quand je suis arrivée dans son bureau elle m'a posé une simple question : '' Pourquoi es-tu autant en colère ? ''. Je n'ai donné aucune réponse. Je me souvien que cette journée là il pleuvait dehors... je lui ait juste dit que j'étais un peu déprimée à cause du temps et j'ai fein un bonheur presque parfait. J'ai toujours su tenir ma langue.
Ce n'est pas sans raison si, aujourd'hui, j'ai des troubles émotionnels, des tendances dépressives et toutes ces merdes. Quand j'étais petite j'étais incapable de dire à quelqu'un que je l'aimais. Mon père voulait absolument que je lui dise parce que j'étais sa fille et apparamment les enfants le disent souvent à leur parent. Un jour je suis restée en punition dans ma chambre durant des heures parce que je ne voulais pas lui dire. Pour sortir je devais le faire. Je suis restée là, assise sur mon lit à fixer mon plafond. J'avais environs 7 ou 8 ans à l'époque. Et bien que ça m'ait donné envie de vomir je lui ait dit quand même pour pouvoir sortir de ma chambre. Suite à ça j'ai développer un profond dégoût pour mon père. Quand il était trop près de moi ça me dégoutais. Quand il mettait sa main sur mon épaule pour que je l'écoute ça me donnait envie de vomir. Quand je mangeais et qu'il prenait ma fourchette pour goutter je me sentais obligée de changer de fourchette parce que l'idée de prendre la même que lui me dégoutait au plus au point.
Ça m'a prit d
u temps mais j'ai réussis à comprendre que la Vie qu'on menait avec mon père était loin d'être normale. Mais je resterai éternellement la fille dont le père se servait de sa famille comme punching-ball....
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 03:18

Composition #37 du blog

Composition #37 du blog
Je ne comprend pas comment
Ma Vie est arrivée a ce point
Je l'ai fuis à plusieurs reprise
A
vec un re trop absent
U
ne famille bien trop loin

Toute ma Vie j'ai du me battre
Contre le mal que tout le monde me fesait
J
e finissais toujours par tomber
Trop souvent je me suis laissé abattre
T
ous ces morceaux que je perdais
T
out autour de moi je les aient semer

-
Refrain -
Je ne comprend pas pourquoi
Tu n'as jamais été là pour moi
T
u n'étais que pour toi à la fin
Même si j'étais dans le pétrin
Tu te fichais bien des tiens
De nous il ne reste plus rien

T
ous les matins je me réveil
Dans une ville comptement inconnue
Une maison qui n'est plus la mienne
J
e ne retrouve plus mon soleil
I
ci je n'étais encore jamais venue
C
ette putain de Vie n'est plus la mienne

Je passe mes joures à tourner en rond
T
oujours seule dans ma solitude
Me noyant dans l'amertume
J
'ai dû prendre une grande décision
Et se sont envolées toutes mes certitudes
C
'est à ça que ma Vie se sume

- Refrain -
Je ne comprend pas pourquoi
Tu n'as jamais été pour moi
T
u n'étais là que pour toi à la fin
Même si j'étais dans le pétrin
Tu te fichais bien des tiens
De nous il ne reste plus rien

Bien que l'on soit tous solitaire
Nous restons tout de même solidaire
Dans la tristesse de ce monde
Qui paraît si immonde
Nous traversons la Vie sans anesthésie
En espérant que tout soit réussie

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 21:29

Tu avais pourtant promis...

Tu avais pourtant promis...
Quand on est parti de Trois-Rivières on a toutes dû y laisser un bout de notre âme afin de recommencer et être heureuse dans une nouvelle ville. On est parti sans regarder en arrière de nous au j'ai voulu croire que j'ai fais le bon choix de partir avec vous. Je me disais que même si on ne connaissait pas la ville se serait une nouvelle aventure pour nous et que ce serait bien. Jusqu'à aujourd'hui j'ai essayer d'oublier le passer pour recommencer une toute nouvelle Vie. Pour toi j'ai décidé de tout plaquer parce que je ne voulais pas te laisser toute seule là dedans et que je me sentais mal de partir et de te laisser toi et Jennifer. Tu m'avais pourtant promis que tout ça était terminé. Tu m'avais dis avoir laisser tomber tous les hommes de cette fiche terre en divorcant...
Mais ce s
oir en retrant à la maison, après seulement quatre jours d'absence, je t'ai trouvé dans le salon avec quelqu'un. Vous discutiez tranquillement. Je suis partie dans ma chambre faire mes petits trucs et un peu plus tard je suis allée à la cuisine me chercher du lait et je vous ait vue en train d'écouter la télévision enlacer l'un après l'autre. Ça m'a fait comme un coup de poignard dans le dos. En plus tu n'as pas trop l'air d'avoir appris grand chose parce que c'est un AA (Alcoolique Anonyme) lui aussi. Et je vais être franche en te disant que je ne veux pas le voir. Je ne l'aime pas point final. Je n'ai pas a y réfléchir à deux fois pour te le confirmer maintenant parce que je ne l'aime pas. Déjà la première fois qu'on l'a vue, lors de notre déménagement, je t'ai dis que je ne lui faisais pas confiance et tout ça puis tu m'as dis comprendre ce que je voulais dire et nous sommes donc allées chez ta soeur durant quelque jours le temps que les choses se placent. Et maintenant je te vois dans ces bras dans NOTRE maison à nous trois. Et ça je n'arrive pas à le digérer. Je pensais que tu aurais enfin compris mais on dirait bien que non en fin de compte, t'as pas l'air d'avoir appris grand chose de toutes tes erreurs passées et maintenant j'ai peur que tout ça recommence comme avant.
T
u nous avais promis que c'était terminé et qu'on serait toujours seulement nous trois dans notre nouvelle Vie et toi après même pas deux mois tu t'amourache déjà du premier sale con venu. J'avais confiance en toi et en tes promesses mais maintenant je n'ai plus personne sur qui je peux compter à part moi même. Je pense qu'en trahissant ta promesse, avec un alcoolo en plus, t'as brisé ce que je croyais être le lien le plus fort au monde. On était bien juste nous trois. On était heureuse et je pensais que ça resterait ainsi. Je suis venue ici juste pour toi et maintenant tu te tournes vers un trou de cul et en plus tu le sais que je ne l'aime pas et que je n'ai aucune confiance en lui. Tu l'as su dès le départ et pourtant t'as l'air à t'en foutre complètement.
Êt
re seule c'est long, plate et triste. Je le sais ne t'en fais pas. Mais franchement maman, tu ne comprendras donc jamais rien merde. Je ne sais même pas comment t'expliquer tout ce que je pense de ça en ce moment. La seule chose que je sais c'est que je le déteste. Pas parce que tu commences à le fréquenter, je le détestais bien avant souviens-toi de ça. Je le déteste par son passé. Par la Vie qu'il a mené et qu'il mène encore avec toutes les conséquences que ça impliquent. Mais je sais que même si je t'expliquais tout ça tu ne comprendrais rien parce que de toute façon tu vas me dire qu'il a changé, que ça ne sera pas pareil qu'avec mon salaud de géniteur et bla bla bla. Je les entend déjà résonner dans ma tête épuisée de fatigue et ça sonne vraiment comme de la grosse merde!!!
Avoir su q
ue ça prendrait cette tournure je ne serais jamais venue ici. Je serais restée à Trois-Rivières avec ma vraie famille et mes vrais amis. Ici j'ai quoi hein ? Dis-moi ce qui me reste depuis qu'on est déménagée ici ? Réfléchis deux petites secondes et regarde autour de toi. Qu'est-ce que je fais de mes journées à part partir à Trois-Rivières ou Montréal chaque fois que j'en ait l'occasion ? Qu'est-ce que je fais hein ? J'écoute une quantité infinie de DVD parce qu'il n'y a rien de mieux à faire dans cette ville de merde où tu nous as fait emménagées il y a de cela deux mois. Je suis devenue une corps vide maman. Je suis devenue une saleté d'âme errante sans but dans la Vie depuis qu'on est parti et toi tu ne le vois même pas. Et maintenant tu viens de me donner le coup de grâce avec le nouveau morron que tu t'es trouvé. Mais tu ne comprends dont rien à tout ça hein! Ou c'est pareil comme avant : tu REFUSES de le comprendre!! Mais moi j'en veux pas de lui dans ma Vie. J'en veux pas parce que je sais ce que c'est que d'avoir ce genre de personne dans sa Vie. Pendant 20 ans on en a eu un. Tu ne trouves pas que ça nous a toutes suffis et qu'on a assez donné pour la putain de cause! Ben non!! Toi tu te fiches de ce que je pense et de ce que je ressens. Tu dois surement croire que je vais être contente pour toi et toutes ces conneries quand tu sais très bien que je ne lui ait JAMAIS fait confiance et que ça n'arrivera pas non plus. Dès le début tu étais au courant. Et ce soir avant que je revienne tout ce que tu fais c'est me téléphoner et me dire : Hey chérie, il va avoir quelqu'un a la maison quand tu vas arriver. Ça te va ? Et ce qui est drôle c'est que tu m'as téléphoné pour me demander la permission parce que tu savais que je ne le l'aimais pas et ça m'a tout pris pour te faire avouer qui allait être là parce qu'au départ tu ne voulais pas me le dire parce que tu savais pertinamment que je n'allais pas être emballer par cette idée. Mais toi tu m'as dis qu'il voulait seulement prendre des nouvelles, voir comment on allait... mon cul que c'est ça. Tu voulais avoir mon approbation que tu m'as soutirer de force pour le voir ce soir. Et après tu vas de couper en quatre pour que j'accepte ce qui se passe mais merde maman!! Je ne l'accepterai probablement jamais parce que je ne l'aime pas et c'est comme ça! Tu avais pourtant promis que ça allais changer. C'était en bonne voie et toi tu as tout fichu en l'air pour quoi! Un mec alcoolo en plus!! Et tu crois vraiment que je ne dirai rien!!! Haaa tu me connais très mal chère mère!!!

# Posté le mardi 20 octobre 2009 00:41

Toute la peine du monde

Toute la peine du monde
Je pensais que partir loin de toi serait la meilleure décision que j'ait prise de ma Vie... maman le pensait, Jennifer le pense et Kim aussi... on le pensait toute. Mais je ne pensais pas que ce serait si difficile de tout plaquer et de tout laisser derrière moi. J'étais au courant que j'allais avoir de la difficulté et que Ma maison allait me manquer, mes amis... ma ville... mais jamais je n'aurais cru devenir celle que je suis aujourd'hui. À chaque fois que j'en ait l'occasion je me débrouille pour retourner à Trois-Rivières et sortir de cette maison que je ne connais pas, de cette ville qui m'est inconnue et de cette Vie qui n'est plus la mienne.
On a toutes fait plusieurs sacrifices quand on a décidé de partir. Mais bien avant ça j'ai fait une croix sur ma Vie. J'aurais pu rester à Trois-Rivières avec tout le monde et laisser ma mère partir avec ma petite soeur mais j'en ait été incapable. Je ne voulais pas les abandonner, c'était trop difficile. Ce n'est pas facile d'être celle qui s'en va, mais ce n'est pas non plus facile d'être celle qui reste. Je pensais que cette option serait plus facile puisque je serais avec ma famille... ou du moins ce qu'il en reste. Mais tous les jours je regrette ma décision mais en même temps j'en suis heureuse. Je ne pouvais pas laisser ma mère partir loin toute seule, je ne voulais pas le faire mais en même temps je ne voulais pas partir. Tout s'est passé si vite que j'ai a peine eu le temps de penser à tout ce que ça changerait dans nos Vies mais aujourd'hui je me rend compte et ça me fait toujours un pincement au coeur quand je le constate.

Dernièrement j'ai l'impression d'avoir vieillis trop vite. Il y a de cela à peine quatres mois je vivais comme une adolescente. J'étais en appartement, je fesais la fête, je draguais un peu n'importe qui et Dieu sait comment ça se terminait à chaque fois. J'adorais sortir et m'amuser et tout ça... mais aujourd'hui je reste chez moi... j'écris... je m'occupe de ma petite soeur... je sors seulement quand des amis viennent mais autrement je ne fais que le trajet entre la mais et l'école de ma petite soeur et c'est tout. J'ai l'impression que ma Vie s'est arrêté quand j'ai commencé à faire mes boites pour partir. Aujourd'hui quand je me regarde dans un mirroir je ne reconnais pas la personne dont je vois le reflet. C'est un corps vide... sans âme, sans coeur... sans émotion. Cette personne n'est pas moi ce n'est qu'une piètre copie de moi même et j'ai peur de ne plus jamais être capable de m'amuser comme avant, de ne plus avoir envie de mettre la musique à fond dans ma chambre pour chanter et danser comme une dingue. J'ai peur de perdre la joie de vivre que j'avais enfin réussis à trouver au fond de moi. Mais cette personne a fini par disparaître à l'horizon. Ça me fait peur de ne pas savoir ce que je veux... je n'arrive plus à savoir qui je suis ou ce que je veux.... je ne ressens... plus rien.

On
dirait qu'en partant j'ai trahis tout le monde que j'aimais. On dirait que je les aient tous laissés tomber un après l'autre et que je ne peux plus rien y faire.
C'est peut
tre stupide mais parfois je me demande ce que tu fais derrière les barreaux. Pas les raisons pour lesquelles tu es là mais plus ce que tu fais le soir quand le soleil se couche et que les lumières s'éteignent sur ta pauvre carcasse. Quand je vais à Trois-Rivières j'ai parfois envie de me rendre en prison et aller voir ce que tu fais. Pas pour te parler, pas pour te donner une lueur d'espoir parce que tu ne me manques pas mais je voudrais seulement... voir. J'en sais rien... je ne sais pas exactement ce que je voudrais. Tout est mélangé dans ma tête. Je n'arrive plus à faire la différence entre ce que je veux et ce que je crois vouloir. Je n'arrive plus à me remettre les idées en place.
C'est comme si je m'étais abandonner moi même en partant. J'ai laissé de côtous mes rêves et tous mes projets pour venir ici avec le peu de famille qu'il me reste et maintenant je ne sais plus rien. Je ne sais même pas comment expliquer ce que je ressens parce que je ne le comprend même pas.
Je ne
saurai peut-être jamais si j'ai fait le bon choix de partir et en vrai je ne veux pas le savoir vraiment.
Mais m
aintenant on dirait que je ne veux plus partir. Ça me fait mal de laisser ma mère et ma petite soeur toute seule. Elles non plus ne connaissent rien ici, elles aussi se retrouvent toutes seules loin de tout.
L'année
prochaine je voulais reprendre mes études et aller étudier à Montréal comme je l'ai toujours voulu mais maintenant je me demande si je vais le faire parce que je n'ai pas envie de vous laisser derrière moi. J'ai abandonner assez de gens pour le reste de ma Vie. Ma mère à toujours fait des sacrifices pour nous, ces filles, alors pourquoi je ne pourrais pas en faire pour elle et pour ma soeur. Je ne vois pas ce qu'il y a de mal. J'ai tout de meême fait des études au cégep et tout ça alors pourquoi ça ne pourrait pas être écrit que je suis supposé arter là. Pourquoi je ne pourrais pas rester pour prendre soin de ma mère et ma soeur parce que très sincèrement je ne me vois pas partir dans une autre ville et de les laisser toutes seules toutes les deux...
Il y
a tant de chose que j'aimerais voir changer... je voudrais savoir ce que je dois faire. Je ne demande pas grand chose... je voudrais seulement appaiser cette peine qui me ronge le coeur et qui est en train de me noyer de l'intérieur... je voudrais seulement que cette Vie ait une fin...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 29 septembre 2009 01:29

~ Mille Jours ~

~ Mille Jours ~
Ça ne fait que quelque semaines que je suis partie et j'ai pourtant l'impression que ça fait une éternité. Ma maison me manque, mes amis me manquent terriblement. Je sais que de partir était le bon choix, nous n'avions plus le choix... c'était lui ou nous et maman à décidé de nous sauver la peau et de le laisser couler tout seul. Bien que je ne doute pas de ce choix je ne me sens quand même pas chez moi. Je sens que j'ai laissé une partie de moi derrière... j'ai laissé 20 ans de mon existence aux oubliettes et je dois tout recommencer à zéro mais je n'y arrive pas. Il ne se passe pas un jour sans que je pense à ma Vie d'avant. Elle était loin d'être parfaite et Dieu sait à quel point on est toutes bien maintenant mais je ne suis pas chez moi... ma place n'est pas ici... si loin de moi... Je me promène dans les rues sans savoir qui je suis réellement... je regarde autour de moi et je ne reconnais rien du tout parce que je ne suis pas chez moi et ça me fais mal de me savoir si loin. J'avais des amis avant, j'avais une Vie qui était loin d'être idéale...
Je n
e suis pas complètement stupide. Je comprend parfaitement les raisons de notre départ... dans ce cas-ci c'était vraiment une question de Vie ou de mort sur chacune de nous. Je sais que si on était restée là nous n'aurions pas fait long feu et que tu nous aurais retrouvé aussi vite que tu es parti. Pour le bien de notre famille on a dû partir. Mais je trouve ça injuste que d'avoir été obligé de partir à cause de toi... nous, on a rien fait de mal, contrairement à toi qui t'ai amusé à semer le mal et la peine tout autour de toi. Aujourd'hui tu te retrouve tout seul dans une cellule à laissé passer le temps et à imaginer les 1001 façons de nous détruire encoure plus quand tu sortiras dans onze mois.
Ça me fait mal de penser à tout ce
que j'ai laissé derrière. Maman a dû laisser 25 ans de sa carrière derrière elle, Jennifer à recommencé à faire de l'anxiété à cause de toi... elle a dû changer d'école, changer de milieu... à cause de toi elle n'a même pas eu de fête d'anniversaire pour ces 8 ans... ça m'a brisé le coeur de le voir et ça me fait enore terriblement mal quand j'y repense... j'ai seulement envie pleurer quand je revois son regard si triste et remplis de larme. Je sais qu'à son mariage elle ne s'en souviendra plus mais moi je vais m'en souvenir. Je n'ai pas tenu la seule promesse que je lui ait jamais faite : à sa naissance je lui ait promis que personne ne lui ferait jamais de mal... mais j'ai échoué parce que toi, son père, t'as réussis à lui en faire. C'est ta faute si on est toutes parties loin de chez nous. C'est ta faute si je passe toutes mes nuits allongées dans mon lit à pleurer et à me demander ce que j'ai fais de mal pour qu'on en arrive là.... tellement de fois dans ma Vie tu m'as dis que je ne vallais rien que j'ai finis par y croire. Tellement de fois tu m'as fais sentir comme une moins que rien... tellement souvent tu m'as fais comprendre que je gâchais ta Vie... et aujourd'hui je me dis même que si tu meurs ce sera de ma faute parce que j'étais là... et tu ne voulais pas que j'y sois. C'est ma faute si on a dû partir.
J'espère que tu sèches bien longtemps derrièr
e ces barreaux qui sont maintenant ta nouvelle maison. J'espère que là où tu es t'as le temps de mariner et de comprendre que tu nous a toutes détruites les unes après les autres.
L'autre jour maman m'a dit que j'étais la
plus touché par tout ce qui s'est passé... que j'étais celle à qui tu as fais le plus mal parce que je n'ai pas réussis à m'en sortir à temps. Maman a appris à en prendre et à en laissé avec toi, Kim à quitter la maison avant que tu n'arrives à la détruire et Jennifer est encore trop jeune pour avoir des dommages permanents... mais moi j'étais toujours là. La famille de maman dis que c'est moi qui a eu le plus de domage et que je suis la plus fragile des quatres... et moi je me cache derrière ce visage fort mais au fond de moi c'est tout le contraire, je suis réellement détruite par toi et ce que tu nous a fait durant toute ma putain de Vie. Je ne voulais pas le croire mais les gens ont raisons au fond et maintenant je passe pour la petite fille fragile et sans défence parce que c'est l'image que tu as toujours voulu me donner et tu as finalement réussis mais tu n'es plus là pour voir l'ampleur des dégâts. Tu m'as détruite à un point que tu n'oses même pas l'imaginer. Que tu vives ou que tu meurs ne changera rien à ma douleur puisqu'elle persistera bien longtemps après ton départ. Je voudrais tant effacer les blessures... mais je m'en veux de ne pas y arriver... je veux être forte pour ma mère, je veux être un héro pour ma petite soeur alors je garde tout en moi. Les seules personnes qui savent vraiment ce que j'ai vécu et ce que je vis encore sont ceux qui lisent mes articles depuis le début et mes amis les plus proches le savent. Mais toi tu n'as aucune idée de tous les dégâts que tu as pu occasionner en moi.
T'as essay
er de changer. Vraiment tu as essayer et je l'ai vue que tu y croyais. Mais de moins en moins tu avais l'envie de continuer. Parfois je me dis que c'est ma faute si tu n'es pas aller jusqu'au bout parce que je n'ai jamais cru en toi comme maman ou comme les gens autour. Jamais je n'ai cru que tu y arriverais et sans doute l'as-tu ressentis au fond de toi et c'est ma faute si tu es redevenu le salopard que tu étais avant. Je sais à quel point tu peux faire souffrir parce que j'ai été ta victime. Et maintenant je me retrouve loin de ma Vie. J'ai toujours l'impression que si je vais dormir, à mon réveil tout sera arranger... je serai encore chez moi mais toi tu n'y seras plus. Mais la réalité est bien moins belle et la Vie bien moins rose que je ne le crois au fond de moi.
Tous les matins depuis les dern
iers mois je pris pour que tu meurs... et la seule chose que ça a donné c'est encore plus de souffrance et de torture à tout le monde.... Je commence à croire que jamais je ne pourrai sortir de cette boucle infernale.
Juste le fait de penser à ma ma
ison... à mon ancienne Vie me fait pleurer. Juste le fait de passer sur l'autoroute à côté de Trois-Rivières me donne envie de sauter de la voiture et de courir dans la direction opposé de ma nouvelle Vie. Je me suis toujours dis qu'il vallait mieux courir vers quelque chose plutôt que d'en fuir une autre mais en ce moment je voudrais faire les deux : courir vers mon ancienne Vie en essayant de fuir la nouvelle mais je ne peux pas laisser ma mère et ma soeur derrière sous prétexte que je ne me sentirai jamais chez moi ici. Ce n'est pas mon monde... ce n'est pas notre monde à aucune de nous seulement je suis la seule à le dire. Maman veut se faire croire qu'elle est chez elle ici, elle veux se faire croire que ça va aller mais moi je ne vais bien d'accord. Je ne vais pas bien du tout parce que je suis perdue au milieu de ma Vie. Je ne suis plus qu'un corps sans âme et sans coeur car ils sont tous les deux restés là-bas... chez moi...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 15 septembre 2009 23:21

Modifié le mardi 15 septembre 2009 23:39